A l’appel du LKP, 20 000 manifestants sont descendus dans les rues de Pointe
à Pitre ce samedi 9 janvier 2010 pour représenter le mécontentement de la
population.
Guadeloupéens d’origine, de naissance ou d’adoption
Hommes, beaucoup de femmes, enfants, handicapés


Ils étaient venus exprimer leur insatisfaction devant la reprise des
pwofitasyons
En tête, les représentants des 48 organisations du LKP avec cette fois
encore Olivier Besancenot, tous encadrés par le service d’ordre LKP, l’air
grave, salués par les applaudissements de la foule 
Les militants des organisations syndicales, T-shirt, casquettes, chapeaux,
mouchoirs, pancartes, mégaphones, et drapeaux en bannières, encadrés eux
aussi par les équipes de sécurité

Les jeunes, présence remarquée 
Les familles au grand complet avec T-shirts bariolés, parfois en civil
poussettes fauteuils roulants et parasoleil avec parfois leurs
contradictions
Et puis tous ceux qui ne souhaitaient pas, ne pouvaient ou n’osaient pas être vus par les caméras locales, nationales et internationales, mais qui manifestaient leur approbation en portant qui le T-shirt LKP, qui les « couleurs » jaune vert rouge sur les trottoirs ou aux balcons


Enfin tous les autres sympathisants, ne pouvant se déplacer, l’oreille vissée à Radyo Tanbou, l’œil attentif à l’écran de http://www.radyotanbou.com ou de http://www.canal10-tv.com Et attendant RFO et les chaînes étrangères pour comparer les informations.
Le cortège s’est élancé devant le palais de la mutualité renforcé par des manifestants tout au long du parcours. Tous les magasins de la ville de Pointe à Pitre étaient ouverts au passage des manifestants et aucun incident n’a été observé ; on a même entendu des commentaires admiratifs et noté que les badauds chantaient eux aussi les slogans.

Vers treize heures, les manifestants ont marqué un arrêt devant la sous préfecture de Pointe à Pitre ou Elie Domota et Jean Marie Nomertin ont demandé à remettre une motion au sous préfet Renouf. Celui-ci a préféré déléguer son capitaine de gendarmerie pour lui porter le pli.
La motion est alors été lue à haute voix devant le bâtiment
DECLARATION

LKP dénonce avec la plus grande fermeté les hausses des prix des carburants survenue les 16 septembre 2009 et 01 janvier 2010, et cela au mépris des dispositions et engagements du protocole du 04 mars 2009 et de la hiérarchie des normes en droit français.
Aussi, mobilisés ce jour, nous exigeons :
• L’annulation pure et simple de cette double augmentation ;
• La restitution aux Guadeloupéens de ses sommes indûment perçues dans le
même fonds pour la formation professionnelle ;
• L’application pleine et entière de toutes les dispositions du Protocole
du 04 mars 2009 relatives aux carburants
;
• L’application pleine et entière de toutes les
dispositions contenues dans les Protocoles du 26 février et 04 mars 2009
;
• La poursuite des négociations sur les autres points de la plate-forme de
revendications
Pwofitasyon fini !
De retour au Bik, les leaders ont exhorté les manifestants à poursuivre la
mobilisation dans les entreprises, dans les cités, dans les quartiers, dans les
villes, dans les campagnes…
La colère finira par s’exprimer, et ce ne sont pas les média qui décideront de
sa date !
La lutte est loin d’être finie
Nou pépa fè dèyè

Ansanm nou ka lité
Ansanm nou ké gangné
Jou nou ké mété a jounou
Péké vwè jou !




